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L’éducateur connaît le caractère du chien et sait ce qu’il peut exiger de lui. La compatibilité entre le futur chien-guide et la personne atteinte d’un handicap visuel est primordiale. Pour la garantir, l’éducateur doit se faire l’idée la plus exacte possible du chien et de son futur maître. Quelles sont les attentes de ce dernier ? Dispose-t-il de certaines possibilités visuelles ? Habite-t-il dans un environnement présentant de nombreux obstacles ? A-t-il déjà vécu en compagnie d’un chien-guide ? Toutes ces questions sont importantes et déterminent le choix du chien-guide. L’éducateur ne doit donc pas limiter sa compréhension de la situation au comportement de l’animal. Il doit aussi intégrer la manière de vivre et de penser de la personne visuellement handicapée et donc tenir compte de ses possibilités et nécessités.

Lorsque le dressage est terminé, l’éducateur confie le chien à la personne qui convient le mieux à son profil. Cela signifie que le chien ne va pas nécessairement chez la personne qui est classée en ordre utile. La bonne qualité de la relation entre le chien et le maître est essentielle.

Le Dogsim

Notre centre applique régulièrement une nouvelle méthode de dressage appelée « dogsim » (abréviation de ‘Dog Simulator’). Il s’agit d’un appareil métallique auquel est attaché un harnais et qui simule le travail du chien-guide. L’éducateur doit pousser lui-même le dogsim vers l’avant. Chaque aspirant utilisateur d’un chien-guide qui reçoit la visite de l’instructeur doit marcher avec le dogsim pour lui donner ainsi une série d’informations comme le rythme de marche, la connaissance de la route, l’équilibre, etc. Ces exercices ont pour objectif de trouver la meilleure adéquation possible entre le candidat et le chien. Ceux qui demandent un chien de remplacement doivent aussi passer un test avec le dogsim. En effet, au fil des années, le rythme de marche change, tout comme un certain nombre d’habitudes.

 

Le dressage du chien

Une fois le bon binôme formé, il faut préparer la personne aveugle. Elle suit un cycle de formation avec le chien dans notre centre. Elle apprend à donner à manger au chien, à le brosser, à l’aider à devenir propre (n’oublions pas que ce chien sera surtout un chien d’intérieur).

C’est l’utilisateur qui doit avant tout s’occuper du chien puisque il existe une réelle relation entre eux deux. C’est cette relation qui est la pierre angulaire d’une bonne collaboration.

Ensuite, l’utilisateur apprend à communiquer avec son chien. Le ton de la voix est important, mais le rapport physique l’est tout autant pour avoir un bon contact avec le chien. L’éducateur doit inculquer les manières adéquates de traitement et de contact verbal.

L’utilisateur est sensibilisé à différents points théoriques comme les caractéristiques de la race, l’anatomie du chien, les soins indispensables, les aspects médicaux, etc.

Le chien assimile donc tous les aspects techniques grâce à l’éducateur et doit ensuite les intégrer par rapport à une autre personne.

Lentement se développe une relation entre la personne aveugle et le chien. Cette relation est basée sur une forme de respect mutuel. Une bonne communication entre ces deux êtres est la base d’une collaboration et d’une confiance qui doit durer plusieurs années. Cette formation dure environ trois semaines.

Puis, durant deux semaines, on effectue un travail dans l’environnement immédiat de la personne aveugle. Celui-ci comporte l’apprentissage d’un ensemble de trajets, par exemple pour aller chez le boulanger, à la banque, à la gare,… Le chien n’est pas un chauffeur de taxi : le maître doit pouvoir s’orienter du point A au point B et le chien faire en sorte que ce déplacement se déroule bien et en toute sécurité. Ce cours aide l’utilisateur à devenir autonome avec son chien. Dès que l’utilisateur fait preuve d’autonomie, la tâche de l’éducateur est terminée.

 

Et après ?

La formation terminée, les problèmes de tous les jours peuvent surgir. Le centre se charge alors d’essayer de les résoudre le plus rapidement possible en envoyant, si besoin est, un ou plusieurs membres de l’équipe. Il peut aussi y avoir des dysfonctionnements dont l’utilisateur n’est pas conscient. Le centre procède chaque année à une visite chez chaque utilisateur, l’éducateur acquiert ainsi une bonne idée de la qualité du « duo ». Cela doit aussi aider l’utilisateur à avoir le maximum de confiance en son chien.

Si nécessaire, l’utilisateur peut faire appel à notre centre dans d’autres circonstances, par exemple pour apprendre un nouveau trajet lors d’un déménagement. L’éducation du chien doit s’entretenir jour après jour et ce, dans un but de sécurité. Cette responsabilité incombe entièrement au maître du chien.

 

Retraite

A un certain âge (qui varie en fonction de l’animal), le chien-guide a le droit à un repos bien mérité. Si les labradors et les golden retrievers peuvent rester en fonction jusqu’à l’âge de douze ou quatorze ans, la plupart des chiens sont « retraités » entre neuf et onze ans. Le CBCG cherche alors avec leur maître la meilleure solution pour la dernière période de la vie du chien. C’est la personne handicapée visuellement qui décide au bout du compte de garder son « vieux » chien ou d’en accueillir un plus jeune que le centre est alors chargé de trouver.